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IHF TROPHY (4E ÉDITION)

IHF TROPHY (4E ÉDITION)

 

David BERTHÉLEM

SURPRISE. En octobre 2015, les filles d'Olivier Orfèvres avaient créé la surprise en Bulgarie. (DR)

La succession sera difficile à assumer. À partir d'aujourd'hui, la sélection U20 de la Guadeloupe remet son titre en jeu à l'occasion du 1er tour de l'IHF trophy (le tournoi de la fédération internationale de handball). Et pour défendre son bien, quoi de mieux pour la génération qui succède à celle de Méline Nocandy (qui évolue désormais à Metz, en LFH) de recevoir ses hôtes sur ses terres, au Palais des Sports du Gosier ? « On ne leur a pas mis de pression. Les objectifs, on se les fixera au jour le jour, promet Dominique André, l'ancien coach du Zayen La, qui a repris au pied levé les rênes du Pôle tout comme celles de la sélection, fin août.

Dans le sillage de leurs trois fers de lance, sacrées en Bulgarie l'année dernière (Sandra Barry (blessée actuellement), Tessa Patisson et Jenny Doré), les Guadeloupéennes devraient donc atteindre sans encombre les demi-finales, où elles pourraient retrouver la Guyane ou la Martinique, « nos deux adversaires les plus dangereux » , s'amuse le sélectionneur. Pour les autres, il le reconnaît sans détour : « c'est l'inconnue » . Avant de resituer les deux principaux enjeux : « Cette compétition, c'est l'occasion de faire briller la Guadeloupe dans le monde. C'est aussi, à titre individuel, le meilleur moyen de se révéler. L'année dernière, elles étaient 6 à avoir signé dans des centres de formation (Nocandy, les soeurs Kanor à Metz, Saibou et Blombou à Nice et Errin à Fleury) » glisse Dominique André.

OBJECTIF 2E TOUR

Les garçons, pour leur part, auront un héritage beaucoup moins lourd à porter. Éliminés dès le 1er tour l'année dernière, les garçons de Patrice Tabar s'efforceront simplement de faire mieux et d'atteindre la phase panaméricaine, soit le 2e tour. « Nous avions fini 2e l'année dernière derrière la Martinique. Là, la motivation sera double. Si on parvient à remporter ce 1er tour, nous aurons l'assurance d'accueillir lors du tournoi pan-américain, qui doit se dérouler à la mi-mars » , prévient le responsable du Pôle espoirs Guadeloupe depuis 2005. Dans le sillage de leur capitaine Dylan Garin (Étoile), les Guadeloupéens bénéficieront d'une voie royale jusqu'aux demi-finales, puis-qu'avec le forfait d'Haïti, leur poule ne compte que trois équipes pour deux places dans le dernier carré. « Notre principal adversaire restera la Martinique. À l'image de nos duels habituels aux Interpôles. À nous de nous appuyer sur notre cohésion pour remporter la compétition » , exhorte le sélectionneur. Un esprit de groupe favorisé par la présence de 8 joueurs (sur 14) issus du Pôle.

La poule de la sélection féminine : Dominique, Trinidad-et-Tobago. Prochain match : Guadeloupe - Trinidad (aujourd'hui à 18 heures).

La poule de la sélection masculine : Guyane, Barbade. Prochain match : Guadeloupe - Trinidad (aujourd'hui à 15 heures).

Les deux sélections

FILLES

Gardiennes : Elisa Poex (Intrépide), Marina Toto-Alzire (Étoile).

Ailières : Elsa Biabany (OMSC), Jenny Doré et Janicya Aubert (Zayen La), Chloé Merrifield (Asup).Arrières : Clarisse Privat, Loïse Liseron-Monfils, Karelle Virginius, Lindsay Taret, Noémie Valony et Lauryann Bazile (Étoile).

Pivots : Tessa Patisson (cap.) et Melvina Matou (Intrépide).

Sélectionneur : Dominique André.

GARÇONS

Gardiens : Loïc Spady (Étoile), Jérémy Chalabi (Asupe).

Ailiers : Daivy Nacto (Club Sport), Jean-Marius Ellison (Zayen La), Sébastien Bosc (JTR), Foster Alphonse (Asup).

Arrières : Dylan Garin (cap.) (Étoile), Josile Jenley et Yohan Bourgueil (Zayen La), William Larney (Asup), Jio- vanny Annerose (Gauloise), Mathieu Diaz (Intrépide).

Pivots : Alexis Gobert (Asup), Timmy Petit (JTR).

Sélectionneur : Patrice Tabar.

Steeve Bistoquet, membre de la commission futsal et beach soccer : « Ne pas rester immobiles »

FUTSAL

Steeve Bistoquet, membre de la commission futsal et beach soccer : « Ne pas rester immobiles »

Propos recueillis par Thibaut DESMAREST Vendredi 14 octobre 2016

Steeve Bistoquet, membre de la commission futsal et beach soccer : « Ne pas rester immobiles »

Le FAX et son président Steeve Bistoquet (3e en par tant de la droite, accroupi) ont remporté le premier championnat de futsal la saison passée. (D.R.)

 

Membre de la commission futsal et beach soccer à la Ligue de football régionale et président du FAX, Steeve Bistoquet ne manque pas de projets à un mois du lancement de la 2e saison de futsal. Dimanche, un grand tournoi rassemblera les amateurs de la discipline, au Gosier.

Vous lancez avec votre club, le FAX, un grand tournoi au Palais des Sports du Gosier, dimanche. Quel en est le principe ?

Nous sommes pile un mois avant la reprise du championnat (le 16 novembre). L'idée est donc de permettre aux clubs de bien se préparer, mais aussi de susciter des vocations. Chaque fois qu'on organise des journées de promotion, les retombées s'avèrent positives. La preuve, puisqu'on va passer de 8 à 14 clubs cette saison. On débute ce week-end dans notre fief, au palais des Sports du Gosier, mais on compte ensuite sur les municipalités pour nous permettre de renouveler l'événement. On espère par exemple que le gymnase de Rivière-des-Pères rouvrira pour pouvoir toucher Baillif, Basse-Terre, etc., qui n'ont pas d'équipes.

Pourquoi la Ligue de football n'organise-t-elle pas ces tournois ?

Probablement parce que notre commission est jeune et n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière, mais ça va venir. Quand les choses ne vont pas assez vite, il vaut mieux anticiper. Mais il n'y a pas de souci, on a trouvé des partenaires, et ça fonctionne. Après, c'est sûr que si les communes ne nous permettent pas de boucler notre budget, on sera contraint de diminuer les initiatives. Nous essayons de mettre tout le monde face à ses responsabilités. Mais on ne se plaint pas. Le Fax fait figure de locomotive, mais il essaie surtout d'agir dans l'intérêt commun. Le club de Saint-François futsal de Charles Desvarieux, pourtant non affilié, travaille aussi au développement de la discipline. Les initiatives naissent un peu partout.

Le futsal est en pleine progression, à l'aube de sa 2e saison, quand les stades de foot à 11 se vident...

Nous ne sommes pas en opposition avec le foot, mais on a conscience qu'on est plus attrayant, qu'on offre davantage de spectacle que sur des champs de patates. On peut venir en famille, les spectateurs n'insultent pas les arbitres... On a le wifi au Gosier, tout est opérationnel. Les partenaires, les médias et le public feront leur choix. Le 24 février, lors du championnat, on a rassemblé près de 1 000 spectateurs!

Certains joueurs de DH s'adonnent aussi au futsal. N'est-il pas trop difficile pour eux de se libérer ?

En général, ça se passe plutôt bien. L'USGB, le Sporting, l'Intrépide et le Club Sport s'inscrivent dans les deux disciplines. Et puis on a des joueurs connus comme Gomez, Anatol, Francillonne, Piqueur ou Malacquis au sein du Moule futsal ou du Raizet FC qui nous apportent un peu de notoriété.

La formation des jeunes est aussi déterminante dans la progression de la discipline...

Oui, ça se fait notamment grâce à la Coupe Mc Donald's (U13). Et puis, il y a des équipes comme le Stade Lamentinois qui intègrent le futsal dans la formation des jeunes, avec des résultats probants. Au FAX, j'ai aussi l'intention de créer une académie, mais nous n'avons pas encore de terrain. On aimerait s'appuyer sur Benoît Lacazette pour former les gamins et les éducateurs. Il possède les diplômes et la méthodologie.

Vous deviez aussi développer les échanges avec le sport scolaire...

Oui, on a pris un peu de retard mais notre démarche reste axée sur les élèves en difficultés, pour leur permettre d'apprendre le respect des consignes, la discipline, etc. On a cette prétention.

À nous de nous tourner maintenant vers le rectorat et les chefs d'établissements, même si on sait que c'est un peu compliqué, notamment par rapport au nombre de gymnases existants.

Où en est la sélection ?

C'est en stand-by. Nous sommes en attente de validation de certaines propositions. Mais avec les élections à la Ligue de foot (en décembre), rien ne devrait bouger avant.

Souhaitez-vous toujours multiplier les échanges vers la Caraïbe ?

Oui, bien sûr. En janvier dernier, la sélection a participé à la Coupe de la Concacaf (4e, non qualifiée pour la phase finale). Désormais on sait où aller pour progresser. On préfère se prendre des raclées contre le Suriname, Belém (Brésil) ou Cuba, mais en contrepartie, on apprend plus vite car le niveau est meilleur qu'en Métropole. On travaille aussi sur un projet de tournoi Guy-Mar-Gua pour la fin de la saison, qui pourrait attirer l'attention de la Fédération française. Nous allons aussi aider la Martinique à lancer son premier championnat. En tout cas, on fait tout pour ne pas rester immobiles.

FUTSAL : les 14 équipes en lice

Poule A

FAX (Abymes), Zayen La (Morne-à-l'Eau), Seven (St-Franç.), Sporting (Baie-Mahault), Intrépide (Ste-Anne), Club Sport (St-Franç.), Zanmi La Plaj (Ste-Anne).

Poule B

USGB (Grand-Bourg), Riverside (Petit-Bourg), Flamboyant (Vieux-Hab.), Moule Futsal (Moule), CSB (Bouillante), OG Lions (P.-à-P.), Raizet FC (Abymes)

1re journée, mercredi 16 novembre. Calendrier à venir.